Des Jeux olympiques d’été, c’est un méga, énorme, titanesque festival planétaire. De sport évidemment, mais avec énormément d’émotions. Pour les athlètes, l’émotion est, sans surprise, liée à la satisfaction (ou la déception) face au résultat de la performance qu’ils y réalisent. Même chose pour le spectateur qui va réagir à ces performances… mais ça se passe à un tout autre niveau. Si le résultat peut impressionner, c’est très souvent la façon dont il a été obtenu qui vient faire toute la différence; une course chaudement disputée, gagnée au centième de seconde sera toujours plus enlevante, donc mémorable, qu’une victoire avec un écart de deux secondes.

À cela, il faut ajouter le lien affectif que l’on développe en suivant la progression de la carrière d’un athlète ou qui se développe parfois instantanément. La preuve… Mis à part les spécialistes et vrais mordus de la gymnastique qui connaissait Nadia Comaneci avant les Jeux olympiques de Montréal… Au-delà des notes parfaites de 10 et des 7 médailles qui l’ont propulsée dans la catégorie légende, c’est l’image d’une enfant (elle n’avait que 14 ans en 1976) en apparence comme les autres qui a séduit le Québec. Si la performance a pu servir de déclencheur, c’est généralement la charge émotive que dégage un athlète qui le fait entrer dans nos souvenirs, voir dans notre mémoire collective.

Nadia, la reine des Jeux de Montréal comme on la présente souvent, n’est pas la seule à nous avoir fait vibrer. En athlétisme, il y a eu Bruce Jenner. Il n’a peut-être pas eu droit au titre de roi des Jeux, mais il peut certainement revendiquer celui de roi du Stade olympique en raison de sa performance épique au décathlon qui s’est conclu par une médaille d’or et un nouveau record du monde. Sa vie a changé en 2015 alors qu’il devenait Caitlyn Jenner; espérons que cette transformation ne fera pas oublier les exploits de Bruce.

De son côté, la délégation canadienne de 416 athlètes (133 femmes, 283 hommes) a fort bien tiré son épingle du jeu. La récolte de 11 médailles (5 d’argent et 6 de bronze) était supérieure à celui des deux Jeux olympiques précédents combinés. Malheureusement, ce succès est accompagné par la déception de ne pas avoir remporté de médaille d’or.

 

Les médaillés olympiques canadiens de 1976

 

Parmi les autres noms qui nous rappellent de grands moments, il y a le phénoménal haltérophile russe Vassili Alexeiev ainsi que les nageuses est-allemandes Kornelia Ender (4 médailles d’or) et Ulrike Ricther (3 médailles d’or). Du côté du Vélodrome, on se souvient de l’affrontement entre le français Daniel Morelon et le Tchécoslovaque Anton Tack. Et combien d’autres… Chose certaine, le milliard de téléspectateurs à travers le monde (dont moi) et les 3,2 millions de spectateurs venus voir les compétitions ont tous gardé en mémoire les émotions que des athlètes leur ont fait vivre.

Pour les adeptes de numérologie… Nadia Comaneci portait le dossard 73. Elle a remporté 7 médailles, dont 3 en or grâce à sept notes parfaites de 10 (7 + 3) pour devenir la reine des Jeux de la 21e (7 X 3) Olympiade.

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