La 51e Finale des Jeux du Québec présentée à Montréal du 17 au 25 juillet est maintenant derrière nous. Ils sont 3 700 jeunes athlètes à avoir vécu une expérience sportive et humaine incroyable. Pour certains, ça aura été un premier pas vers une carrière internationale. Le comité organisateur, présidé par le double champion olympique Alexandre Bilodeau, peut dire mission accomplie! Comme en 1976, Montréal s’est démarquée par l’excellence de son organisation, la chaleur de son accueil et la qualité de ses sites de compétition. Comme en 1976, les prochains comités organisateurs profiteront des innovations mises de l’avant à Montréal.

Pendant que la poussière retombe sur les Jeux du Québec, la planète sport se prépare pour les Jeux olympiques de Rio qui débutent le 5 août. Rien de comparable entre les deux événements à première vue… Pas si certain que ça. Évidemment, l’envergure, le prestige, la couverture médiatique, les mesures de sécurité, le nombre d’athlètes et le budget ne sont pas comparables. Cependant, le modèle qui permet aux athlètes de participer aux Jeux olympiques est sensiblement le même que celui qui amène les plus jeunes aux Jeux du Québec.

À la base, il y a un organisme « propriétaire » de l’événement. Pour les Jeux olympiques, c’est le Comité international olympique; pour les Jeux du Québec, c’est SPORTSQUÉBEC. L’un et l’autre accordent les Jeux à une ville qui à son tour mandate un comité organisateur. Si le comité organisateur a la responsabilité de préparer les sites de compétitions et de fournir les services d’accueil et d’encadrement, c’est une fédération sportive qui prend en charge la régie sportive (réglementation, admissibilité des athlètes, critères de sélection, officiels, supervision logistique, conduite de la compétition, etc.).

S’il n’y a pas de lien entre les comités organisateurs de Jeux olympiques et des Jeux du Québec, les fédérations sportives sont pour leur part directement reliées. C’est à travers une association canadienne que les fédérations québécoises (elles sont 65) sont reliées aux fédérations internationales. Ces dernières, en plus d’édicter les règles de jeu et les normes pour les installations, supervisent les événements internationaux. Ensemble, les trois paliers d’intervention assurent le continuum du développement de leur sport et tracent le chemin qu’un athlète devra parcourir pour atteindre les plus hauts niveaux.

Pour que ce modèle fonctionne, il faut un ciment pour unir l’organisme central, la ville hôtesse, le comité organisateur et les fédérations sportives. Partout à travers le monde, du niveau local jusqu’aux Jeux olympiques, le ciment est le même : les bénévoles. Sans eux, il n’y aurait tout simplement pas de développement sportif et encore moins d’événements. Lors des Jeux olympiques de Montréal, ils étaient plus de 20 000; ils seront 70 000 à Rio. Pour les Jeux du Québec de Montréal, on estime que les 2 404 bénévoles ont fourni plus de 80 000 heures de travail.

Évidemment, les façons de faire ont changé depuis la tenue des Jeux olympiques à Montréal en 1976 ou des premiers Jeux du Québec à Rivière-du-Loup en 1971. Quoi qu’il en soit, la Finale des Jeux du Québec – Montréal 2016 et les Jeux olympiques de Rio appliquent encore et toujours le même modèle pour permettre aux athlètes de réaliser leurs meilleures performances.

Photos : COFJQ Montréal 2016

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