Tourdelile-2011On m’excusera d’avoir utilisé les paroles d’une chanson de Tex Lecor (les plus vieux ou les amateurs de chansons québécoises savent de qui je parle) comme titre, mais je l’ai en tête depuis que je prépare ce billet.

Le vélo a la cote! Qui ne connaît pas un de ces nouveaux apôtres du vélo de route? Qui n’a pas été sollicité par un ami pour une de ces randonnées à vélo qui servent aux organismes pour amasser des fonds?

Et plus encore, un récent article du prestigieux  magazine The Economist, indique que le vélo aurait remplacé le golf comme « outil » de prédilection pour le réseautage d’affaires.

Il n’est pas question ici du « vélo qui fait le tour du carré », mais bien de celui que l’on nomme « cyclosportif ». Celui qui prend la route moins pour apprécier le paysage (ça, c’est le « cyclotourisme ») que pour en bénéficier sur le plan de la condition physique et de l’entraînement (c’est bien le moins quand on parle d’une « promenade » de 50 à 100 km, à une vitesse moyenne de 30 km/h).

Les données statistiques sont claire : le membership du secteur « Cyclisme pour tous » de la Fédération québécoise des sports cyclistes a connu une progression de 570 % en trois ans. Cette fédération, qui sanctionne une trentaine d’événements cyclosportifs annuellement, a d’ailleurs décidé, à la fin de 2011, d’en faire un secteur distinct dans sa structure.

La consécration québécoise du phénomène cyclosportif est probablement survenue l’an dernier lorsque le Tour de l’Île de Montréal, événement de participation par excellence, a ajouté un « 50 km express » à sa programmation; il a fallu limiter à 500 le nombre de participants pour des questions de sécurité.

Pour répondre davantage à la demande populaire, on ajoute cette année un « 100 km express »; sans surprise, les 200 places se sont envolées. Ce n’est pas la première incursion de Vélo-Québec sur le terrain cyclosportif puisque le « Défi métropolitain » est au programme de la Féria du vélo depuis 2002. Ils étaient 4 000 inscrits cette année; le double de la première année.

Le vélo cyclosportif, une mode? Je ne pense pas!

Quand on y regarde de près, l’activité a plein d’attraits. On peut rouler de très jeune à très vieux (le vélo, ça ne se perd pas, c’est bien connu). On peut ajuster le rythme… pourvu qu’il reste soutenu. Il y a un aspect social de plus en plus important avec les sorties entre amis ou collègues et la multiplication des clubs et des événements.

Il y a le coût de l’équipement qui peut faire hésiter, mais il s’amortit sur plusieurs années; et, une fois acquis, l’accès au « terrain de jeu » est gratuit (oui, je sais, il y a nos taxes qui paient pour les routes, mais vous savez ce que je veux dire…).

La prochaine fois que vous aurez envie de faire une blague sur quelqu’un qui se promène avec un maillot en lycra et des cuissards, pensez-y à deux fois… Ils sont de plus en plus nombreux dans leur «gang de bécique»!

jean-gosselinJean GosselinStratège en communication corporative, Jean Gosselin est reconnu comme un spécialiste du marketing sportif. Observateur averti de la « planète Sport », c’est surtout l’arrière-scène qui l’intéresse. Parce qu’il conseille de grandes entreprises, des organismes sportifs, des organisateurs d’événement et plusieurs de nos grands athlètes, il comprend et analyse les différentes facettes de cette industrie qui soulève les passions dans toutes les couches de la société.