Situation actuelle

La tenue d’événements au Stade olympique entre le 1er novembre et le 31 mars est possible grâce à l’application du Protocole de gestion de l’occupation de l’enceinte principale du Stade révisé et entériné par la Régie du Bâtiment du Québec (RBQ). Ce protocole protège les personnes circulant sous la toile, qu’il s’agisse du public ou des travailleurs, car il prend en compte les risques de déchirures et de chutes de neige.

Le protocole de gestion de l’enceinte dicte que la tenue d’événements dans l’enceinte principale du Stade olympique est permise si, et seulement si, trois conditions sont réunies :

qu’à 24 heures ou moins de l’événement, aucune précipitation de neige supérieure à 3 cm ou de pluie verglaçante supérieure à 3 mm ne soit prévue pendant la durée de l’événement,

qu’il n’y ait aucune charge de neige ou de glace supérieure à 5 tonnes métriques sur la toiture au début de l’événement, et

qu’il n’y ait aucune accumulation de glace sur la façade de la tour ou sur les câbles de suspension entre la tour et le toit.

Le précédent protocole, datant d’avant l’hiver 2013, n’autorisait la tenue d’aucun évènement sur l’aire de jeu si une prévision de chute de neige était prévue dans les 24 heures avant la tenue de l’évènement. Au printemps 2013, suite aux nombreux travaux préventifs (mise en place d’un système de fonte de neige élaboré chargé de prévenir l’accumulation de neige et de glace sur la toile)   et aux résultats d’analyses démontrant la fiabilité de la toile, la RIO a obtenu l’autorisation de la Régie du bâtiment du Québec de tenir des évènements sur l’aire de jeu du Stade à condition que ces trois critères soient respectés.

Situation du nombre de déchirures de la toile

Depuis la déchirure importante de la toile en janvier 1999, il est de la responsabilité du Parc olympique, tel que stipulé au protocole de la RBQ, de veiller à la sécurité des spectateurs et des usagers du Stade en procédant systématiquement aux vérifications nécessaires. C’est ainsi que, tel qu’il est convenu depuis 2009, la toile du Stade est inspectée minutieusement chaque année.

Compte tenu du niveau d’usure important de la toile et dans un souci de sécurité, il a été décidé de procéder dorénavant à deux campagnes d’inspection par année, soit une première au printemps et une seconde à l’automne. Ainsi, cette année, 4 728 nouvelles perforations ont été recensées et réparées. C’est une progression par rapport à 2018 où l’on en dénombrait 3 256. Comme le montre le graphique suivant, cela porte le nombre total de réparations sur l’ensemble des 63 sections de la toile à 15 898. Toutes ces réparations représentent environ 2,5 % de la superficie totale de la toile. Cet accroissement marqué ne fait que confirmer une fois de plus l’importance de procéder le plus tôt possible au remplacement de la toiture actuelle.

Par ailleurs, considérant que toutes ces perforations sont réparées, soit par des rustines circulaires lorsqu’il s’agit de dommages localisés, soit par de longues bandes lorsqu’il s’agit de perforations apparaissant sur les lignes de plis, et qu’il est clair et techniquement démontré que les zones une fois réparées ont une résistance à la rupture supérieure au matériau neuf, la direction du Parc olympique juge que la sécurité du toit demeure satisfaisante. Cet avis tient compte également du protocole de gestion de l’enceinte principale du Stade actuellement en vigueur, lequel établit des normes de sécurité très strictes. En effet, le maximum de 3 cm de neige (ou 3 mm de verglas) ne représente qu’une charge répartie estimée à environ 75 tonnes métriques, alors que la toiture a connu plusieurs situations de charges de neige au cours des dernières années où la charge réelle mesurée dépassait les 300 tonnes métriques. En février 2019, à la suite d’une forte précipitation de neige, la toile a même supporté pendant plusieurs heures jusqu’à 550 tonnes métriques sans qu’il y ait de dommage.

Bien que la toile soit effectivement en fin de vie, la direction du Parc olympique considère toujours être en mesure de la maintenir en place jusqu’à son démontage, prévu en 2022-2023, dans le cadre du projet de remplacement de la toiture autorisé par le gouvernement.

Bien évidemment, la vigilance est de mise d’ici là afin d’assurer la sécurité des occupants du stade, qu’il s’agisse du public, des employés ou des équipes des promoteurs.

Coûts d’entretien et de chauffage

En incluant les coûts d’énergie pour le chauffage de la toile en hiver, les frais d’inspection, les honoraires professionnels, les coûts de matériaux et d’entreposage ainsi que les traitements et avantages sociaux de certains employés affectés à l’entretien de la toile, les coûts totaux d’entretien de la toile du Stade s’élèvent à 958 000 $ pour l’année financière 2018-2019, ce qui représente une augmentation de 66 %, soit 380 000 $, par rapport à l’exercice précédent. Cette augmentation s’explique essentiellement par le fait qu’en 2018-2019, deux cycles d’inspection et de réparation ont été réalisés, contrairement à un seul en 2017-2018.

Les coûts de chauffage de la toiture se sont accrus de 61 000 $ par rapport à l’année 2017-2018. Cette augmentation est directement reliée au nombre et à l’importance des chutes de neige et de verglas au cours de l’hiver.

 

2019 2018 2017 2016 2015 2014 2013
Coûts d’entretien 958 000 $ 578 000 $ 674 000 $ 498 000 $ 454 000 $ 1 012 000 $ 721 000 $