Artiste visuel multidisciplinaire montréalais, LeBicar (David Bicari) est reconnu pour son univers graphique minimaliste et son trait distinctif. Son travail se déploie sur une foule de supports, des canevas aux sculptures, en passant par les illustrations et les murales.
À l’occasion du 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal, l’artiste a imaginé deux illustrations inédites qui rendent hommage à cet événement marquant de notre histoire. Elles se retrouvent aujourd’hui sur des t-shirts, des cotons ouatés, une casquette, une bouteille et des tasses, offerts exclusivement à la boutique du 50e, au Stade olympique. Une nouvelle affiche mettant en vedette l’une de ses illustrations est également disponible.
Comment naît une œuvre qui célèbre un événement aussi marquant? Nous avons rencontré LeBicar pour en discuter.
Que représentent les Jeux olympiques de Montréal 1976 pour toi?
Pour moi, Montréal 1976, c’est un moment que j’aurais vraiment aimé vivre comme Montréalais. Le legs est immense, autant au niveau graphique, événementiel et architectural. Le Stade, les archives visuelles, les traces encore présentes dans la ville : tout ça fait partie de l’identité de Montréal. C’est un événement qui a mis la ville sur la map à l’international, à une époque où le monde était beaucoup moins connecté qu’aujourd’hui.

Pourquoi est-il important de souligner cet anniversaire aujourd’hui?
Parce que 50 ans, ça se fête! C’est important de se rappeler de ces moments où Montréal a rayonné à travers le monde, et de les transmettre aux nouvelles générations. Ça fait partie de notre mémoire collective, mais aussi d’une forme de revitalisation : on regarde ce qui a été accompli, puis on le célèbre avec un regard d’aujourd’hui.
Comment est née la collaboration avec le Parc olympique?
L’équipe du Parc olympique m’a contacté pour créer une collection spéciale pour la boutique du 50e. C’était un honneur de pouvoir participer à cette célébration! On a travaillé ensemble pour développer la collection et on est fiers de ce qu’on a fait.


Quelle a été ta démarche créative pour le projet?
Je voulais créer un pont entre l’héritage visuel de Montréal 1976 et mon univers artistique actuel. Je me suis inspiré des archives, des couleurs, du graphisme des Jeux, puis j’ai intégré Bloom (NDLR : sa fleur emblématique) dans cet imaginaire-là. Le flambeau devenait un symbole fort : une façon de célébrer le passé, mais aussi de le ramener dans le présent.
Parmi les articles de la collection, as-tu un coup de cœur? Pourquoi?
L’affiche limitée signée est clairement un coup de cœur. Les affiches des Jeux olympiques ont tellement marqué l’imaginaire collectif que de pouvoir inscrire une nouvelle affiche dans cette histoire-là, c’est vraiment touchant pour moi. Après, j’aime aussi beaucoup l’idée que la collection soit accessible et que les gens puissent porter de l’art, à moindre coût, à travers les chandails, cotons ouatés et autres articles.

Qu’aimerais-tu que les gens ressentent en découvrant ou en portant cette collection?
J’aimerais qu’ils ressentent une fierté pour Montréal, pour ce qui a été accompli, pour son histoire, mais aussi pour sa culture actuelle. En portant cette collection, on porte un peu la ville d’hier et la ville d’aujourd’hui en même temps. C’est une célébration de Montréal, de son héritage et de ses artistes contemporains. Vive Montréal!
La collection LeBicar du 50e est disponible à la boutique officielle du 50e