Série Montréal 1976
Une victoire historique : Montréal accueillera l’élite sportive mondiale en 1976
Un chantier olympique
Montréal 1976 : Taillibert et l’art de bâtir en grand – Parc olympique
La fièvre des Jeux s’empare de Montréal
Une fois que Montréal a obtenu le feu vert pour la présentation des Jeux olympiques de 1976, le travail s’est poursuivi sur plusieurs fronts. Au-delà des compétitions à préparer et des installations sportives à construire, la métropole québécoise a voulu saisir cette occasion pour poursuivre l’élan amorcé avec Expo 67 et montrer à la planète entière son modernisme et son ouverture sur le monde.
Montréal voyait grand. Et surtout, elle voulait se faire remarquer.
Cela passait avant tout par une image de marque forte.
Plus qu’un logo, une signature
En 1976, Montréal affirme son identité à travers un emblème puissant et immédiatement reconnaissable : le logo des Jeux olympiques de Montréal.
Conçu par le graphiste Georges Huel, ce logo fait preuve d’audace et de simplicité. Audace, d’abord, parce qu’il intègre les cinq anneaux olympiques universellement connus, symboles de l’union des cinq continents. Simplicité, avec l’ajout d’arches qui rejoignent les trois anneaux supérieurs.
L’arche centrale, plus longue que les deux autres, rappelle la forme d’une piste d’athlétisme, l’une des disciplines les plus universelles. Les trois arches réunies forment aussi un « M » stylisé, évoquant la première lettre de Montréal, tout en symbolisant le podium olympique. Un jeu de lignes concentriques qui crée une image forte : celle de la victoire, du dépassement de soi et de l’ascension de la métropole au rang de ville olympique.
Enfin, le logo adopte le rouge et le blanc, les couleurs du drapeau canadien.
Même après 50 ans, le logo a particulièrement bien vieilli. Vous ne trouvez pas?

Des médailles ancrées dans la tradition
Sur les podiums, les médailles remises aux athlètes étaient plutôt traditionnelles, reprenant un design utilisé de Giuseppe Cassioli, conçu pour les Jeux de 1928, à Amsterdam.
D’un côté, on retrouvait la figure de la déesse de la victoire ainsi que le nom de l’Olympiade. De l’autre, une couronne de laurier accompagnée du logo des Jeux de Montréal.

Amik, une mascotte bien de chez nous
Que seraient des Jeux olympiques sans mascotte?
La mascotte montréalaise reprend un animal attachant et emblématique : le castor. Symbole de persévérance et d’ardeur au travail, il occupe une place centrale dans l’histoire du pays, en plus de figurer à la fois sur la pièce de cinq cents et au sommet des armoiries de la Ville de Montréal.
Prénommée Amik, qui signifie « castor » en anicinabemowin (algonquin), la mascotte se distingue par son style épuré. De couleur noire, elle est traversée d’une bande rouge sur laquelle apparaît le logo des Jeux de Montréal, un clin d’œil aux médailles remises aux athlètes.

Des visuels pour marquer les esprits
Le Comité organisateur des Jeux a produit deux principales séries d’affiches. La première mettait en lumière les grands thèmes des Jeux olympiques, comme les anneaux, le Stade olympique ou encore la mascotte. La seconde mettait en valeur les disciplines sportives.
Quant aux pictogrammes des sports au programme, le Comité organisateur a repris ceux des Jeux de Munich de 1972, à l’exception de ceux du basketball, du judo, de la lutte et de la voile, qui ont été légèrement modifiés.






Plus qu’un événement sportif, les Jeux de 1976 ont marqué l’imaginaire et laissé une empreinte visuelle forte, portée par l’énergie, l’audace et la passion de toute une époque. Une signature unique qui a fait rayonner Montréal aux quatre coins du globe.