Crédit : © 1976 / Comité International Olympique (CIO)

Série Montréal 1976
Une victoire historique : Montréal accueillera l’élite sportive mondiale en 1976
Un chantier olympique
Taillibert et l’art de bâtir en grand
La fièvre des Jeux s’empare de Montréal
Une signature visuelle audacieuse
Le parcours de la flamme olympique, entre tradition et modernité

Le 17 juillet 1976, le monde entier a les yeux tournés vers Montréal. Dans un Stade olympique rempli de 73 286 spectateurs, la reine Élizabeth II déclare officiellement ouverts les Jeux de la XXIe Olympiade. Le drapeau olympique est hissé, l’hymne retentit et, en quelques instants, le Parc olympique devient le théâtre d’un événement qui marquera l’histoire de la ville.

Ce premier spectacle présenté dans le nouveau Stade met aussi en lumière la culture québécoise, avec des prestations de danse et de musique, notamment une œuvre du compositeur André Mathieu.

Mais derrière l’ambiance festive, on ne peut ignorer le forfait de dernière minute d’une vingtaine de pays africains. La raison de ce boycottage? La présence aux Jeux des athlètes de la Nouvelle-Zélande, dont l’équipe nationale de rugby avait récemment affronté celle de l’Afrique du Sud, alors soumise au régime de l’apartheid.

Le cortège des 92 délégations olympiques fait son tour de piste. Comme le veut la tradition, le pays hôte ferme la marche. La porte-drapeau de l’équipe canadienne, la spécialiste du demi-fond Abby Hoffman, participe alors à ses quatrièmes Jeux olympiques consécutifs!

Mais le moment fort de la soirée, c’est l’arrivée de la flamme olympique! Le flambeau rouge et noir est porté par deux adolescents : la Torontoise Sandra Henderson et le Montréalais Stéphane Préfontaine. Ensemble, ils allument la vasque olympique, dont la flamme brillera pendant toute la durée des Jeux.

La cérémonie se poursuit avec le serment olympique des athlètes, prononcé par l’haltérophile Pierre St-Jean. Le serment des officiels est ensuite lu par Maurice Forget, qui officiera aux épreuves de natation.

Le dernier acte : la cérémonie de clôture

Quinze jours plus tard, les compétitions sont terminées. Le 1er août 1976, 74 223 spectateurs prennent une dernière fois place dans les gradins du Stade olympique pour assister à la cérémonie de clôture. Une foule impressionnante, qui ne sera dépassée qu’un an plus tard, lorsque Pink Floyd attirera 78 322 personnes dans l’enceinte montréalaise.

L’ultime cérémonie s’ouvre avec l’arrivée de 500 jeunes danseuses vêtues des couleurs olympiques. Ensemble, elles forment les cinq anneaux olympiques, au centre desquels sont érigés cinq tipis, en hommage aux Premières Nations canadiennes, thème de cette soirée de clôture.

Le drapeau canadien est porté par Greg Joy, héros des Jeux de Montréal, qui avait fait vibrer les spectateurs en remportant la médaille d’argent au saut en hauteur.

En fin de soirée, le rideau tombe sur les Jeux de Montréal. Les athlètes de toutes les nations célèbrent ensemble, bras dessus, bras dessous, au son de la chanson-thème des Jeux, Je t’aime, interprétée par Estelle Sainte-Croix. Écrite par Jean Robitaille et composée par Christian St-Roch, cette chanson d’amitié dédiée au monde entier reprend son titre dans 26 langues.

Au terme des compétitions, le Canada repart avec 11 médailles : cinq d’argent et six de bronze. Malgré l’absence d’une médaille d’or pour le pays hôte et un mât encore inachevé, les Jeux de Montréal 1976 laissent un héritage bien plus grand que le tableau des médailles. Montréal a su accueillir le monde entier et gagner le cœur des athlètes comme des spectateurs. Cinquante ans plus tard, ils demeurent l’un des plus grands moments sportifs et culturels qu’ait connus la métropole.