Série Montréal 1976
Une victoire historique : Montréal accueillera l’élite sportive mondiale en 1976
Un chantier olympique
Taillibert et l’art de bâtir en grand
La fièvre des Jeux s’empare de Montréal
Une signature visuelle audacieuse
Symbole incontournable des Jeux olympiques, la flamme fascine partout où elle passe. Et en 1976, c’est sous le signe de la modernité que se déroule le relais olympique. Du flambeau à la vasque, retour sur les emblèmes d’une ville tournée vers l’avenir.
Un flambeau épuré et moderne
Rouge et noir, avec le logo des Jeux en blanc, le flambeau montréalais était fabriqué en aluminium et recouvert de silicone et de polyester thermodurcissable. Il pesait environ 836 grammes, mesurait 67,5 cm de hauteur et avait un diamètre de 7,6 cm. Son design, codirigé par Georges Huel (également créateur du logo officiel des Jeux) et Michel Dallaire, rappelait la forme d’une quenouille.
En découvrant la première version du flambeau, le comité organisateur des Jeux a eu toute une surprise. Ses membres, tout comme le maire Jean Drapeau, s’attendaient à un objet plus flamboyant! Dallaire, lui, misait plutôt sur un design épuré qui permettrait à la flamme d’être photogénique et bien visible de jour.
Pour y arriver, l’huile d’olive a été choisie comme combustible. Elle donnait à la flamme sa belle couleur orangée. La tête du flambeau, peinte en noir pour accentuer le contraste avec la flamme, était aussi conçue pour assurer la ventilation nécessaire à la combustion de l’huile.
Aujourd’hui, ces flambeaux sont devenus de véritables pièces de collection et plusieurs se retrouvent dans des musées!


Un relais digne de la science-fiction
Comparé aux relais de la flamme des récentes éditions des Jeux olympiques, celui de Montréal 1976 a été plutôt court : le parcours n’a duré que cinq jours entre son départ d’Olympie, en Grèce, et son arrivée à Montréal! Mais malgré sa courte durée, le relais s’est démarqué par sa méthode de transport complètement inusitée.
Voyez-vous, le déplacement de la flamme entre Athènes et Ottawa s’est fait par satellite! Et non, ce n’est pas une blague. Un capteur placé près de la flamme a capturé ses particules ionisées. Celles-ci ont ensuite été transformées en impulsions codées et relayées par satellite jusqu’à Ottawa, où un rayon laser réfléchi dans un miroir parabolique a rallumé la flamme en sol canadien. Du jamais vu à l’époque!
Après cette traversée futuriste, près de 260 personnes se sont transmis la flamme jusqu’à Montréal en longeant la rivière des Outaouais avant d’entrer au Québec par L’Île-Perrot. En chemin, un deuxième convoi s’est formé : alors que l’un poursuivait son trajet vers la pointe ouest de l’île de Montréal, l’autre prenait la direction de Kingston, en Ontario, où se déroulaient les compétitions de voile.
La flamme est ensuite demeurée allumée toute la nuit du 16 juillet 1976 dans une vasque installée au sommet du mont Royal, avant de poursuivre sa route vers le Stade olympique le lendemain. Les derniers porteurs du flambeau, qui ont allumé la vasque olympique dans le Stade le 17 juillet, étaient les adolescents Sandra Henderson, de Toronto, et Stéphane Préfontaine, de Montréal. Une anglophone et un francophone réunis pour représenter les deux langues officielles du Canada. C’était la première fois que deux personnes allumaient la vasque officielle lors de Jeux olympiques!


Les vasques qui ont illuminé Montréal
Servant de réceptacles à la flamme olympique, les vasques de Montréal 1976 affichaient elles aussi un design moderne et épuré.
Au total, six vasques ont été commandées par le comité organisateur. Quatre d’entre elles, fabriquées en acier inoxydable et mesurant 60 cm de diamètre, ont été installées dans certaines villes situées sur le parcours du relais de la flamme. Les deux autres, beaucoup plus imposantes avec leurs 1,8 m de diamètre, sont demeurées allumées pendant toute la durée des Jeux : l’une au pied de la croix du mont Royal et l’autre directement dans le Stade olympique.
La vasque originale du Stade n’a jamais quitté le Parc olympique depuis! Elle s’élève toujours fièrement au coin du boulevard Pie-IX et de la rue Sherbrooke. On peut même parfois la voir allumée lors de Jeux olympiques ou de cérémonies officielles. Et entre nous, c’est probablement l’un des meilleurs endroits pour prendre une photo dans le quartier : la vue sur le Stade et la Tour y est simplement spectaculaire!

